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Du principe d'égalité et de liberté naturelles :

 

L'égalitarisme libéral est un totalitarisme.

 

En ce sens que,à l'instar de toutes les autres formes de totalitarisme,il découle d'une vision contre-nature de l'Homme et de la société.

Cette vision,dont je détaillerai l'irrecevabilité par la suite,s'insinue ensuite au plus profond des institutions locales,scolaires et même,de façon plus subtile,au coeur même de l'individu.

Il advient ensuite que tout l'organisation politique,civique,philosophique et morale mène à un bureaucratisme amorphe,se fondant sur le fallacieux principe d'égalité pour opérer un nivellement vers le bas,pour mettre sous tutelle l'ensemble des individus,pour altérer les conditions sociale d'une juste société,pour aplatir les différences sociales.

Il s'agit donc,au nom du dogme de l'égalité,d'un nivellement par le bas,empêchant tout épanouissement des corps sociaux inégaux de nature en dehors de l'Etat ou des lois du marché unique.

On pose l'affirmation erronnée que chaque individu naît libre et égal à son voisin.

Dans le but de légitimer cet égalitarisme,l'Etat démocratique,disais-je,détruit tout lien naturel et social qui relie l'individu aux constitutions sociales naturelles:famille,corps de métier,communes,etc...

Or,l'Homme ne naît pas libre et ne naît pas en tant qu'égal de son voisin.

La vision égalitariste tente de nous faire croire que le nourrisson devrait posséder les mêmes droits que ses parents  adultes mais c'est justement par l'inégalité de moyens entre le parent et l'enfant que l'adulte responsable peut,en vertu de son autorité,permettre le développement de l'enfant.

C'est la hiérarchie sociale,libérée du dogme égalitaire,qui peut,en vertu de ses privilèges et de ses libertés responsables,insérer tel ou tel individu dans un cadre social défini et inégal de nature.

En ne laissant que des individus égaux et totalement libres,on les prive dès lors d'une protection sociale résidant au sein de ces communautés ancêstrales,hiérarchiques et responsables guidés par les principes que Sa Sainteté Léon XIII exposa dans l'encyclique « Rerum Novarum ».

Je reviendrai par la suite sur le mal que l'égalitarisme fait à la propriété,qui se voit dépourvue de sa nature profonde.

 

La liberté sans frein est,dans l'image véhiculée par nos démocraties modernes, sans doute le « droit » le plus perfide qui soit,soulevant de plus une contradiction de taille lorsqu'elle est associée au culte de l'égalité.

En effet,la nature sociale de l'Homme tend à l'inégalité.

L'Etat démocratique et libéral,interprétant mal la nature profonde de cette inégalité,tente de la nier et de la supprimer par deux moyens souvent conjoints:un égalitarisme réducteur et un dogme de la liberté naturelle.

Or,cette liberté naturelle et individuelle,paradoxalement,mène de facto à une certaine inégalité qui,elle,est antisociale et anti-naturelle :une inégalité individualiste,non pas établie par des rapports sociaux protecteurs au sein d'une communauté propre mais établie par le droit de l'oppression de l'Homme sur l'Homme au nom de la liberté individuelle irresponsable et de l'égalité originelle de ces droits.

Cette oppression libérale découle du fait que le Riche et le Pauvre seraient libres et égaux en droits,quand bien même leur nature serait inégale.

De fait,le riche irresponsable et égoïste (l'inverse,c'est-à-dire le riche responsable et charitable,étant malheureusement en voie de disparition) aurait à fournir les mêmes redevances que le pauvre,au nom de l'égalité des droits.

En réponse à ce paradoxe,certains socialistes zelés pétris de marxisme intellectuel voudraient établir un égalitarisme total,ne créant au final qu'une population de miséreux au nom de l'égalité...

 

Le libéralisme mène au socialisme qui lui-même,en réaction,mène à nouveau au libéralisme .

De cette sempiternelle inconstance,découlent des politiques faibles et incohérentes,des crises dont se sert l'Etat Démocratique pour asseoir son emprise,en se faisant pyromane et pompier.

Certains,au siècle passé,ont cru naïvement trouver en les doctrines fascistes et étatistes ou anarchistes et chaotiques un moyen d'échapper à ce cercle vicieux.

Néanmoins,ces deux soi-disant échappatoires,l'anarchisme et le fascisme,ne pouvaient marcher,se fondant eux-aussi sur des principes démocratiques (qu'ils soient césaristes ou non),ne menant qu'à la grande chute civilisationnelle par le chaos pour l'anarchisme et à l'abaissement au plus bas échelons du raffinement national par l'étatisme barbare et exclusivement essentialiste biologiquement parlant pour le fascisme.

 

Toutes ces visions,ne divergeant que sur les procédés et le discours,émanent d'une même gangrène:l'égalitarisme,le démocratisme (qu'on pourrait aussi appeler populisme,cela revient au même),les abstractions de la nature sociale de l'Homme,le matérialisme philosophique,l'absence d'humilité et de sacré,une mauvaise interprétation de l'unité,de l'être social et de la société nationale en général.

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